A quand le retour d'un régime parlementaire ?

Publié le par Moonbloggeur

assembleenationale.jpgLes élections régionales ont mis en avant les limites du régime présidentiel actuellement en place. Le pouvoir, malgré le vote massif des français pour des listes de gauche aux élections régionales, reste entre le main d'un seul homme (de droite), Nicolas Sarkozy. L'an prochain, et peu importe le résultat des élections cantonales, ce sera la même chose.

La démocratie est bloquée par ce régime. Les citoyens ne se déplacent plus que pour une seule élection, l'élection présidentielle. Les taux d'abstentions des autres élections nous le démontrent.

Le pouvoir du parlement est confisqué par le Président et ses ministres. Il suffit d'un Président dérivant vers le totalitarisme et le peuple n'a plus la parole pendant 5 ans.
Il existe bien-sûr quelques contre-pouvoirs : les mairies (un peu), les AgglO (beaucoup moins), les départements et les Régions (encore un peu), la justice (des fois), les médias (ça dépend lesquels) ... et la rue (de plus en plus).

Depuis 40 ans, et l'élection en 1965 du Général de Gaulle au suffrage universel direct, les français pensent que ce système est le moins mauvais des systèmes. Malheureusement, c'était surtout vrai avant 2007. Depuis, avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy, ont a vu les limites de ce régime présidentiel (hyperprésidence, absence de pouvoir du premier ministre, parlementaires inexistants ...). Ce régime, adapté à la personnalité du Général De Gaulle, ne l'est pas du tout à celle du Président actuel.

La solution, à moyen terme, serait la mise en place d'un régime beaucoup plus parlementaire, avec le retour de l'élection du Président de la République au suffrage indirecte, comme dans la majorité des pays européens. Cette solution, éviterait que la rue ne prenne le pouvoir, à long terme ... Mais ça, c'est une autre histoire, pour le moment !

Inspiration : François Léotard, "Ce soir ou jamais", france 3, 23 mars 2010.

Publié dans Démocratie

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Michel 24/03/2010 17:51



"et le peuple n'a plus la parole pendant 5 ans"
Je me souviens que nos blogs ont été le lieu de frictions entre la droite et la gauche. Mais pas seulement.
Le plus bel exemple ce sont les Grouard, Lemaignen et Montillot qui considèrent leur pouvoir venu de droit divin. Il n'y a qu'à voir avec quel dédain ils considèrent l'opposition orléanaise. Ne
parlons pas des "têtes pensantes" de la minorité abraysienne actuelle et passée...
La démocratie a bon dos.
C'est un déni de démocratie évidente. Certes les échéances sont là pour rythmer cette même démocratie mais l'emploi qu'en font ces élus est lamentable.
Une démocratie cela vit, cela respire et les parlements régionaux, municipaux et nationaux devraient le permettre mais le rythme effréné qu'impulse « speedy gonzales » étouffe la
démocratie, le pouvoir du peuple, par le peuple pour le peuple !
Montrons-leur la porte !