Haïti : après l'horreur, les questions

Publié le par Moonbloggeur

cartehaiti.jpgLe tremblement de terre qui vient de toucher Haïti est effroyable. Les images insupportables des cadavres entassés, des enfants en pleurs et des montagnes de béton ne peuvent laisser insensibles. Cette catastrophe est pire que tout. Une vision de fin du Monde qui réduit nos petits problèmes quotidiens en choses vraiment dérisoires.

Et à côté de ces images, je me pose pleins de questions :

- Pourquoi ce sont toujours les pays pauvres qui sont touchés par les catastrophes naturelles ?
- Comment, historiquement, ce pays a réussi à se construire sur une faille sismique qui est là depuis des siècles (voir des millénaires) ?
- Pourquoi, comme sur beaucoup d'ïles, la population ne contonne-t-elle pas à habiter sur la partie (de l'ïle) beaucoup moins dangereuse (concernant les risques naturels - la République Dominicaine pour cette île) ?
- Pourquoi, justement, dans la liste des pays qui envoie des secours, il n'y a pas la République Domincaine (les médias n'en parlent pas, ou j'ai mal vu ?)
- Va-t-on longtemps continuer à vivre comme ça sur Terre, avec des pays qui s'en prennent pleins la tronche et d'autres qui vivent tranquillement ?
- Comment l'organisation politique du pays va-t-elle se remettre d'un tel chao (sachant que le pouvoir est gravement touché humainement) ?
- A côté de l'urgence des sauvetages humains, comment éviter l'anarchie ? L'ONU ne doit-elle pas intervenir rapidement pour mettre en place une sorte de "gouvernement provisoire" ?

...

Publié dans Environnement

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Gégé 17/01/2010 12:29


Pour tenter de répondre à la question sur le positionnement des populations sur une telle faille on peut avoir comme comparaison San Fransisco, Ce n'est pas un positionnement historique seulement
mais c'est également un étalement actuel, la mer, le soleil, la plage,l'économie,  bref des éléments objectifs d'attraction qui font fi de la faille de San Andreas et de quelques autres.
Personne aujourd'hui ne s'installe en se rappelant une histoire récente 1906, et donc encore visible.
Peut être que l'empressement des américains à s'impliquer à Haïti représente la répétition de ce qui pourra se produire sur leur propre territoire.


polikarpov 15/01/2010 23:50


- Comment, historiquement, ce pays a réussi à se construire sur une faille sismique qui est là depuis des siècles (voir des millénaires) ?
Parce que les bateaux pouvaient venir faire cale basse.
Pour le reste ils sont passés par deux dictatures atroces qui sont à l'origine des bandes mafieuses qui sévices dans le pays...moins depuis deux jours car se prendre des tonnes sur la gueule ça
fait réfléchir...mais je pense qu'ils vont rapidement rreprendre du poil de la bête...les salauds !
De plus ils sont indépendants et nous ne pouvons pas trop, sauf l'ONU, nous ingérer dans leurs affaires.


Gégé 15/01/2010 12:59


On pourrait croire qu'il y a une malheureuse égalité devant les catastrophes. Mais c'est sans compter sur l'accumulation de malchance qui s'abat sur certains pays, sur certains peuples. Haiti est
de ceux là, cummuler une extrème pauvreté, une médiocrité du personnel politique, les cyclones ravageurs et le tremblement de terre destructeur, là c'est vraiment trop. Ce pays est aujourd'hui
inexistant, même si il reste des habitants.
Il importe au delà d'émotion immédiate que la collectivité des pays riches mette en place un plan de reconstruction moral, physique, politique et evidemment urbanistique. Les besoins sont immenses
pour ce pays, dérisoires par rapport à ce qu'on a pu mobiliser pour sauver nos chères banques.
Ainsi dans les priorités on peut dégager, les communications, la santé, l'organisation sociale et politique, la reconstruction des infrastructures puis des habitats. Ce que l'on a su faire pour des
pays au sortir des guerres ne saurait-on pas le faire pour un pays maudit sur cette terre.
Même Besson admet qu'il faut traiter ces ressortissants en tenant compte des dégats du séisme, c'est dire que si ce bloc d'insensibilité s'y colle, chacun et tous pouvons apporter notre pierre à la
renaissance de ce  pays.